Aucun avion n’a décollé ou atterri de l’aéroport London Gatwick entre mercredi 19 décembre 21 heures à vendredi 9 h 30, à cause de la détection de drones.

Gatwick est le deuxième aéroport de l’Angleterre. Plus de 120 000 passagers ont été affectés par cette difficulté.

Il est illégal d’utiliser un drone dans un périmètre intégrant tout aéroport, car un drone pourrait occasionner des dégâts considérables à un avion, même sans explosif ou autre moyen de nuisance.

Plus de 20 unités de police ont été déployées – près de 300 policiers – pour trouver et arrêter les pilotes de drones, sans succès semble-t-il. Pour les autorités anglaises, il ne fait aucun doute que l’acte de nuisance est délibéré. Les drones utilisés seraient des drones de type professionnel.

Les services de sécurité ont refusé de tirer sur les drones à cause d’éventuelles balles perdues. Une décision qui nous semble contestable au vu de la nuisance occasionnée par une poignée de farceurs ou de malfaiteurs.

Les autorités permettent exceptionnellement aux aéroports britanniques de fermer plus tard afin d’aider à endiguer les retards.

À l’heure où nous publions, (vendredi, 19 heures, heure de Paris), il semble qu’un drone ait à nouveau été aperçu et que les vols soient à nouveau interrompus…

Alors que les députés britanniques ont traîné des pieds pendant un an pour définir une législation pour les drones, il est fort probable qu’un projet de loi sera présenté et voté en janvier, avec de nouvelles restrictions pour l’enregistrement et les licences d’opération de drones.