Le Département du travail des États-Unis (DoL, Department of Labor) a déposé une plainte contre Oracle, qui discriminerait contre les femmes et les personnes de couleur, avec plus de 400 millions de dollars (350 millions d’euros) perdus en salaires, et d’exclure largement à l’embauche les hispaniques et les noirs.

Dans la plainte fédérale déposée mardi, on peut lire que sur les 500 personnes embauchées dans des métiers techniques sur quatre ans, seulement cinq sont hispaniques et 6 sont afro-américains.

Le DoL affirme que plus de 5 000 femmes sont sous-payées, avec des disparités atteignant 20 %, et que 11 000 employés asiatiques ont été sous-payés, avec un manque à gagner jusqu’à 8 %.

Cette plainte fait suite et amende la plainte de 2017 pour les mêmes motifs.

Le DoL exigea alors qu’Oracle répare ses erreurs auprès des employés concernés avec dommages et intérêts et tous les autres bénéfices dus ; l’annulation de tous les contrats et sous-contrats avec le gouvernement fédéral ; l’interdiction pour Oracle, ses officiels, agents, employés, divisions et filiales de participer à tout futur contrat fédéral.

Oracle a refusé à plusieurs reprises de coopérer avec les autorités pour fournir les informations demandées.

Aux États-Unis, la loi fédérale impose aux entreprises de payer hommes et femmes également à conditions égales.

En tant que fournisseur fédéral, Oracle est obligé d’autoriser le DoL à inspecter et copier tout document et toute information pertinente pour la conformité avec les lois sur l’égalité des chances.

La semaine dernière, un recours collectif au civil a été lancé contre Oracle pour discrimination. En moyenne, les femmes reçoivent 13 % de moins en bonus et 33 % de moins en actions que les hommes.