Alors que le moteur Bing de Microsoft s’autocensure en Chine, et que Microsoft a entamé un dialogue avec les autorités depuis une décennie, il semblerait que celles-ci aient décidé mercredi de le bloquer.

Bing était le dernier grand service américain à être utilisable en Chine. Facebook, Google et Twitter sont déjà bloqués.

Pourtant, Microsoft a au cours des ans offert de grandes concessions à la Chine, telle qu’une version spéciale de Windows 10 approuvée par le gouvernement chinois, et son service dans le nuage Azure est opérée en Chine par un partenaire chinois.

Microsoft a ouvert plusieurs sites de recherche et développement en Chine. De nombreux alumni de Microsoft ont créé avec succès des jeunes pousses en Chine.

L’autorité du cyberespace chinois n’a pas confirmé le blocage, mais Microsoft a confirmé que Bing était bien bloqué en Chine.

Baidu est le moteur de recherche dominant en Chine. Lui sont reprochés la médiocrité de ses résultats et leur manque total de transparence : il retourne souvent ses produits plutôt que ceux de sites tiers.

En décembre 2018, Baidu détient 70 % de parts de marché en Chine, et Bing 2 %.

Bing est-il victime d’un refroidissement des relations commerciales entre la Chine et les États-Unis ? Ou la Chine entre-t-elle dans une nouvelle ère de censure et de repli sur soi ?

D’après le Financial Times, Bing est bloqué par les autorités. Mais Bloomberg cite Hua Chunying, une porte-parole du ministère des affaires étrangères, qui affirme vaguement que certains disent qu’il s’agit simplement d’un problème technique.