D’une année sur l’autre, le chiffre d’affaires d’Alphabet, la maison mère de Google, augmente de 22 % à 39,3 milliards de dollars, et son résultat d’exploitation croît de 21 % à 8,2 milliards de dollars – respectivement 34,4 et 7,2 milliards d’euros.

Des résultats supérieurs aux attentes des analystes financiers. Le cours de son action a pourtant diminué de près de 3 % avant l’ouverture de la Bourse de New York, pour trois raisons :

  • Les bénéfices sont poussés par un gain mystérieux d’investissement de 1,3 milliard de dollars, seulement décrit comme « un gain non réalisé sur autres revenus et dépenses lié à des titres de créances non négociables » ;
  • Les fortes dépenses en recherche et développement, tout comme les dépenses en capital, qui ont bondi de 65 % ce trimestre à 7,08 milliards de dollars ;
  • Le nombre d’employés a augmenté de 23,3 % en un an, pour un total de 98 771 employés.

83 % des revenus d’Alphabet sont des revenus publicitaires, pour un total de 32,6 milliards de dollars (28,6 milliards d’euros). Le nombre de clics sur les propriétés de Google a augmenté de 66 %, alors que le coût du clic a baissé de 29 %.

Les autres revenus, qui comprennent d’abord les revenus de Google Cloud, progressent de 30,6 % à 6,49 milliards de dollars (5,68 milliards d’euros). Il est presque acquis que la croissance de Google Cloud est inférieure à celle d’AWS : +45 %, et celle de Microsoft Azure : +76 %, d’autant plus si les enceintes intelligentes de Google continuent de connaître une forte croissance.

Les « autres paris » sont toujours aussi insignifiants à 154 millions de dollars (135 millions d’euros) de chiffre d’affaires, alors que leurs pertes doublent à 1,33 milliard de dollars (1,16 milliard d’euros).