L’entreprise de VTC Uber a communiqué ses résultats pour le quatrième trimestre 2018, sans doute la dernière fois avant son introduction en Bourse. En décembre, le Wall Street Journal a affirmé que Uber avait rédigé en toute confidentialité les formulaires d’entrée en Bourse.

Uber perd 1,2 milliard de dollars au quatrième trimestre, une perte réduite à 865 millions de dollars grâce à des avantages fiscaux, soit légèrement moins qu’au troisième trimestre.

Son chiffre d’affaires augmente d’un trimestre sur l’autre de 2 % à 3 milliards de dollars, un essoufflement considérable de sa croissance.

Sur l’ensemble de l’année, son chiffre d’affaires augmente de 43 % à 11,3 milliards de dollars, et ses pertes se réduisent à 370 millions de dollars, contre 4,5 milliards un an auparavant. Des résultats obtenus toutefois en vendant ses activités en Russie et en Asie du Sud-Est. Hors plus-values exceptionnelles, sa perte s’élève à 1,8 milliard de dollars.

Au total, l’entreprise a perdu près de 13 milliards de dollars depuis sa création.

Uber ne se présente plus comme un fournisseur de VTC, mais comme une plateforme de transport et de logistique, des véhicules autonomes aux vélos électriques, de la livraison de repas à domicile au fret.

À Londres, un des premiers marchés de Uber, après avoir perdu sa licence, obtint en juin 2018 une licence d’essai de 15 mois – la durée normale est 5 ans.

Mais même cette licence réduite pourrait disparaître. Le United Cabbies Group la conteste juridiquement, reprochant à madame le juge de ne pas s’être récusée, alors que son mari travaillait pour un cabinet de stratégie qui conseille Uber.