Début février, Google a annoncé la compatibilité de son assistant avec Nest Secure, un système d’alarme pour habitations, grâce à une mise à jour logiciel.

Il suffit alors d’activer un paramètre dans l’application Nest, pour que le boîtier Nest Guard se transforme en haut-parleur intelligent.

Le problème, c’est que les clients n’ont jamais été informés que le produit intégrait des micros… Ils ne figurent ni dans le mode d’emploi, ni aucune littérature commerciale ou publicitaire de la marque.

Mardi, l’entreprise a affirmé que l’omission était une erreur, et que ce n’était pas son intention de garder le microphone du Nest Guard secret.

Il n’est pas interdit d’être septique. De même qu’à l’entendre, les violations de la vie privée de Facebook sont toujours occasionnées par des bogues, Google a tendance à se défausser sur l’oubli.

Ainsi, en 2010, sa flotte de voiture Street View, en charge de prendre des photos des rues, a « accidentellement » collecté des données personnelles transmises en clair sur les réseaux Wi-Fi non sécurisé, ainsi que les noms des réseaux Wi-Fi. La technologie d’espionnage « accidentelle » fit par la suite l’objet d’une demande de brevets

Dans ces conditions, on peut comprendre que certains clients se demandent si Google les a espionnés pendant tout ce temps.