Google a annoncé jeudi qu’elle ne forcerait plus ses employés, à temps complet ou partiel, à résoudre leurs différends par l’arbitrage. Ils auront donc la possibilité de traîner Google devant un tribunal.

L’entreprise a informé ses employés du changement, qui sera effectif au 21 mars, par courriel.

Les employés qui le préfèrent, peuvent toujours avoir recours à l’arbitrage.

Les anciens employés de Google avec une dispute en cours sont exclus de ce changement de politique, et devront continuer de subir l’arbitrage forcé.

Les autres filiales d’Alphabet, comme DeepMind et le laboratoire de recherche X, sont également exclues.

Enfin, Google ne forcera pas ses fournisseurs de travailleurs indépendants à adopter la même politique.

Interrogée, elle a également confirmé l’abandon de l’interdiction des recours collectifs.

En novembre 2018, sous la pression, Google avait convenu d’abandonner l’arbitrage forcé dans les cas individuels de harcèlement sexuel, après une marche de protestation de 20 000 de ses employés, soit plus du cinquième de ses effectifs.

Cette marche fit suite à un article dans le New York Times qui révélait qu’Andy Rubin fut remercié avec une prime de départ de 90 millions de dollars après avoir été accusé de façon crédible de harcèlement sexuel.

L’arbitrage forcé est monnaie courante dans le secteur de la haute technologie. Toutefois, sous la pression de leurs employés, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à l’abandonner : Uber, Lyft, Facebook, etc.

Aux États-Unis, plus de 60 millions d’employés sont forcés de passer par l’arbitrage pour résoudre leurs différends.