L’opérateur télécoms Verizon Communications Inc. va lancer le premier réseau 5G aux États-Unis le 11 avril 2019, à Chicago et Minneapolis. 30 métropoles devraient être couvertes d’ici la fin de l’année.

Sur les trois premiers mois de l’abonnement, la 5G sera facturée 10 $ par mois de plus que la 4G, soit au minimum 85 $ pour le plan de base Go Unlimited.

Au début, le réseau 5G ne sera compatible qu’avec un seul appareil, le Motorola z3, à condition d’acheter son module de mise à jour 5G, qui ressemble à une coque de quelques millimètres d’épaisseurs.

Pour un temps limité, ce module peut être précommandé pour 50 $ au lieu de 349 $ moyennent un engagement de deux ans.

Par la suite, le réseau 5G de Verizon sera compatible avec plus d’ordiphones, en particulier le Galaxy S10 5G et le LG V50 ThinQ.

Le mois dernier, on a cru que Sprint serait le premier opérateur à proposer la 5G aux États-Unis, avec un lancement prévu en mai à Atlanta, Chicago, Dallas et Kansas City.

AT & T a commis un impair de taille en renommant son service 4G amélioré « 5G E » : l’opérateur a immédiatement été poursuivi en justice pour tromperie. Pire encore, son vrai service 5G sera nommé « 5G + », alors que le plus est généralement utilisé pour marquer une évolution importante d’un standard, comme la 4G +.

Autant dire qu’à part peut-être pour des personnes avec des besoins très spécifiques, les abonnements 5G n’auront aucun intérêt dans les mois après leurs lancements – et ce sera aussi vrai en France et ailleurs.

L’infrastructure est balbutiante alors que la 5G nécessite beaucoup plus d’antennes que la 4G pour donner le meilleur d’elle-même, ainsi que des connexions fibres ultra-rapides entre les stations, les téléphones ne sont pas prêts, et aucune application ne tire avantage du seul réel intérêt éventuel de la 5G sur la 4G : une latence beaucoup plus faible.