Julian Assange, un pirate informatique qui s’est reconverti en patron du site Web Wikileaks, dont la spécialité est la publication de documents classés secrets, était réfugié dans l’ambassade de l’Équateur à Londres depuis le 19 juin 2012.

Il en  a été expulsé aujourd’hui, pour avoir, d’après son Président Lenín Moreno, « violé à plusieurs reprises les conventions internationales et les protocoles de la vie de tous les jours ».

Il a alors été arrêté par les autorités britanniques, un mandat d’arrêt ayant été émis en 2012 pour ne pas avoir alors respecté sa liberté sous caution.

Il a ensuite été accusé par le département de la Justice des États-Unis de conspiration, avec Chelsea Manning, un ancien analyste en renseignement de l’armée américaine, en vue de commettre un piratage informatique sur un ordinateur classé du gouvernement, dans le cadre de la révélation de documents secrets en 2010.

S’il est reconnu coupable, il risque un maximum de cinq ans d’emprisonnement.

Les États-Unis ont demandé son extradition.

L’ambassade recueilli Assange en 2012, pour l’aider à éviter l’extradition vers la Suède, où il devait faire face à plusieurs accusations de viols. Assange affirmait que les accusations étaient infondées, et que la Suède allait l’extrader aux États-Unis.

De guerre lasse, les autorités suédoises avaient révoqué le mandat d’arrêt contre lui en 2017, tout en rappelant que les affaires n’étaient pas closes pour autant.

Les 7 ans de cohabitation ont été difficiles, Assange se plaignant pour un oui ou pour un non, attaquant les gardes, bloquant les caméras de surveillance, installant des équipements électroniques d’interférence.

Il aurait continué de violer la règle de non-ingérence dans les affaires internes d’États tiers comme le montrent les dernières révélations sur le Vatican.

Il y a deux jours, WikiLeaks aurait menacé le gouvernement de l’Équateur.

Assange prétend qu’il est un journaliste et que ses révélations ne sont pas illégales.

En 2016, lors des élections présidentielles, WikiLeaks a divulgué des milliers de courriels volés sur les ordinateurs du Comité national démocratique, menant à des révélations qui plongèrent Hillary Clinton et le parti démocrate dans l’embarras.