Il serait impossible aux outils de mesure de débits et de latence du marché de détecter avec fiabilité la technologie d’accès (cuivre, câble, fibre, etc.) sur laquelle a été réalisé un test, et cette limitation pourrait induire le consommateur en erreur.

C’est pour cette raison que l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP) a développé une interface de programmation (API) à implanter dans les box des opérateurs, afin de récolter des données disponibles pour tous sur la qualité de service, en fonction de la technologie d’accès.

En plus de la technologie d’accès et des mesures de qualité du service, cette API intégrerait également des données supplémentaires, telles que le débit souscrit par le consommateur et la qualité du Wi-Fi, l’ARCEP assurant qu’aucune donnée liée à l’identification de l’utilisateur n’est transmise.

Aujourd’hui, le régulateur met en consultation publique un projet de décision visant la mise en place de cette API dans les box des opérateurs, afin de recueillir les réactions des différents acteurs sur ce projet, notamment :

  • Le périmètre des opérateurs et des box concernés par la mise en place de l’API ;
  • Les paramètres remontés par l’API ;
  • Les modalités d’implémentation et de restriction d’accès à l’API ;
  • Le calendrier de mise en œuvre.

Les acteurs du secteur ont jusqu’au 27 mai 2019 pour donner leur avis.

Si l’on se réjouit de constater que l’ARCEP accepte finalement de ne plus communiquer exclusivement en franglais à la mode (la data), les expressions francaises comme « régulation par la donnée » n’étant finalement pas si honteuses, on espère qu’elle a bien pris en compte le besoin de garantir l’anonymat des données.

En effet, des chercheurs ont prouvé qu’avec certaines classes de données, telle que les relevés de cartes de crédit, il ne suffit pas de supprimer les donnée liée à l’identification pour garantir l’anonymat des personnes.