Le chiffre d’affaires de Intel au premier trimestre 2019 est inchangé d’une année sur l’autre à 16,1 milliards de dollars (14,5 milliards d’euros), et son résultat d’exploitation baisse de 7 % à 4,2 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).

Son résultat net chute de 11 % et sa marge brute perd 4 points à 56,6 %.

Si les résultats sont conformes aux attentes, les revues à la baisse de -1,3 milliard du chiffre d’affaires au deuxième trimestre, et de -2,5 milliards sur l’année, sont très mal accueillies par la Bourse.

Le cours de l’action INTC était en baisse de -1,89 % à la clôture, suivie d’un repli actuel, avant l’ouverture de la Bourse, de -7,59 % à 53,20 $.

Par unite opérationnelle
T1 2019
(dollars)
T1 2018
Orienté PC CCG – Client Computing Group 8.6 milliards + 4%
Orienté données DCG – Data Center Group 4.9 milliards – 6 %
IOTG – IoT Group 910 millions + 8%
Mobileye 209 millions  + 38%
NSG – Non volatile memory Group 915 millions – 12 %
PSG – Programmable Solutions Group 486 millions – 2 %
– 5 %

 

Les ventes de processeurs, soit 84 % du chiffre d’affaires de Intel, peuvent inquiéter : si l’entreprise a bien profité de la pénurie qu’elle a elle-même occasionnée, avec un prix moyen de vente en hausse des processeurs pour ordinateurs de bureaux de +3 %, de +13 % des processeurs pour ordinateurs mobiles et de +1 % pour les processeurs pour serveurs, les volumes sont en forte baisse : -8 % pour les premiers, -7 % pour les seconds et -8 % pour les derniers.

Durant la conférence téléphonique, Intel affirme que ses processeurs en 10 nm seront lancés lors des fêtes de fin d’année, et qu’elle pourra en produire plus qu’initialement anticipé.

Pour mémoire, la société a plus de cinq ans de retard sur ses objectifs initiaux. Alors que Intel produit en 14 nm, la concurrence est passée à 12 et 7 nm. Il faudra donc que son procédé de fabrication soit nettement plus performant que ceux de la concurrence pour espérer être alors compétitive.