Les dirigeants de l’entreprise de VTC Uber, dont les pertes cumulées sont à deux chiffres en milliards de dollars, semblent redescendre lentement sur terre.

Il y a quelques semaines, Uber mentionnait un prix d’introduction en Bourse de 100 $ par action, et ses banquiers de 120 $ par action.

Fin avril, Uber modifiait son prospectus d’émission, et mentionnait un prix d’introduction de 44 à 50 $ l’action.

Finalement, l’entreprise a opté pour 45 $ l’action, pour une capitalisation boursière de 82,4 milliards de dollars (73,4 milliards d’euros), soit 8,4 % de plus que sa valorisation lors de sa dernière levée privée de fonds en août 2018 ; et une levée de fonds de 8,1 milliards de dollars (7,2 milliards d’euros).

À ce prix d’introduction, la capitalisation boursière de Uber sera largement supérieure à celle de son concurrent Lyft.

Toutefois, elle décevra certains de ses investisseurs et de ses dirigeants qui visaient le ciel. On sera bien loin du record d’entrée en Bourse, d’Alibaba à 168 milliards de dollars en 2914, et de Facebook à 104 milliards de dollars en 2012.

Les assureurs ont sans doute été inquiétés par l’exemple de Lyft, dont le cours de l’action a baissé de 23 % depuis son introduction en Bourse le 29 mars 2019.

Hier, Uber a indiqué dans un dossier réglementaire avoir trouvé un accord portant sur la mauvaise classification de 60 000 de ses conducteurs aux États-Unis en tant que contracteurs indépendants, ce qui devrait lui coûter entre 146 et 170 millions de dollars. Uber n’a pas détaillé l’accord, mais a réaffirmé qu’elle continuait de penser que ses chauffeurs sont des contracteurs indépendants.