Julian Assange, le chef de WikiLeaks, purge actuellement une peine de prison de 50 semaines pour avoir fui la justice anglaise en 2012.

Les États-Unis ont demandé son extradition pour piratage informatique dès son expulsion de l’ambassade de l’Équateur à Londres, le 11 avril 2019.

En s’y réfugiant, Assange avait notamment esquivé une accusation de viol en Suède, et au bout de quelques années les autorités suédoises avaient suspendu les enquêtes.

Lundi, Eva-Marie Persson, procureure adjointe suédoise, a annoncé lors d’une conférence de presse que l’enquête reprenait. Elle a demandé un mandat d’arrêt européen pour l’extrader du Royaume-Uni.

On ne sait pas si le Royaume-Uni décidera pour la Suède, ou pour les États-Unis.

Mais comme l’avertit Elisabeth Massi Fritz, l’avocate de la victime supposée, il s’agit d’une course contre la montre, et le ministère public doit faire preuve de diligence. Car en août 2020, l’affaire aura 10 ans, et sera classée pour prescription.

Une autre accusation contre Assange, de comportements sexuels abusif, avait dû être retirée après 7 ans, pour prescription.

WikiLeaks a publié un communiqué prétendant qu’Assange avait toujours été prêt à répondre aux autorités suédoises, et qu’il n’aurait pas cherché refuge à l’ambassade de l’Équateur pour éviter la justice suédoise, mais uniquement pour éviter l’extradition vers les États-Unis.

Le 20 mai, des enquêteurs américains fouilleront, avec l’assentiment de l’ambassade, les quartiers d’Assange, et pourront récupérer tout ce qu’ils contiennent de documents et de média de stockage.