Une fois n’est pas coutume, la Data Protection Commission (DPC), l’homologue irlandaise de la CNIL, va enquêter sur Google, et plus particulièrement son traitement des données personnelles dans le cadre des publicités en ligne.

Il s’agit de savoir si le traitement des données personnelles effectué à chaque stade d’une transaction de publicité est conforme avec les dispositions pertinentes du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

Une enquête qui démarre quelques jours avant le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du RGPD.

Un porte-parole de Google répond :*

« Nous nous engagerons pleinement dans l’enquête du DPC et nous nous félicitons de l’opportunité de clarifier davantage les règles européennes en matière de protection des données pour les enchères en temps réel [de publicité]. Les acheteurs autorisés utilisant nos systèmes sont soumis à des politiques et des normes strictes. »

En France, la CNIL fut la première autorité de protection des données à infliger une amende à Google, l’an dernier, de 50 millions, pour non-conformité au RGPD.

La DPC joue un rôle clé pour tous les Européens, puisqu’elle est l’autorité de tutelle de la plupart des multinationales américaines, qui, pour des raisons fiscales, installent le plus souvent leur siège européen en Irlande.

Malheureusement, et sans doute pour ne pas les froisser, elle est d’une inactivité parfois coupable, et même scandaleuse dans le cas de Facebook, qui viole les lois et les règlements avec la régularité d’une montre suisse.

 

* Traduction: Le Diligent