Ren Zhengfei, le fondateur et CEO de Huawei, a reconnu pour la première fois lundi, lors d’une discussion à son siège social à Shenzen, l’impact des attaques américaines, bien plus féroces qu’anticipées.

Elles devraient coûter plus de 30 milliards de dollars de croissance (moins de 27 milliards d’euros) au groupe télécoms chinois, dont le chiffre d’affaires pourrait rester autour de 100 milliards de dollars en 2019 et en 2020.

Sans en indiquer la période, il affirme que les ventes d’ordiphones à l’étranger ont chuté de 40 %. Huawei pourrait vendre entre 40 et 60 millions d’ordiphones en moins cette année qu’en 2018.

L’entreprise avait anticipé les attaques en commandant les pièces critiques pour son cœur de métier. Toutefois, l’entreprise n’a pas réussi à protéger certaines de ses activités secondaires.

Le système d’exploitation développé en interne ces dernières années pourrait être distribué avec les téléphones, tablettes et autres appareils connectés dès cet automne, puisque Google, comme toutes les autres entreprises américaines, n’a plus le droit de partager la technologie américaine avec elle, dont Android.

Ce qui est étonnant, puisque Android est en code source ouvert.

Zhengfei reste optimiste, vise une amélioration dès 2021, tonne que cet épisode va les rendre plus forts, et que « Nous sommes les oiseaux qui ne mourront jamais. »