DiDi Chuxing, la compagnie chinoise qui se présente comme le numéro un des plateformes mobiles de transport dans le monde, a annoncé que sa division de véhicules autonomes, qui fut lancée en 2016 et qui occupe aujourd’hui 200 postes de travail, devient une entreprise indépendante afin de se concentrer sur la recherche et le développement, les produits et les développements d’affaires liés aux technologies d’autonomie de la conduite.

Bo Zhang, le directeur technique de DiDi, va devenir le CEO de la nouvelle entreprise.

L’équipe de véhicules autonomes a développé des technologies liées à la cartographie haute définition, la perception, la prédiction des comportements, la préparation et le contrôle, l’infrastructure et la simulation, l’étiquetage, le diagnostique des problèmes, les modifications des véhicules, la voiture connectée, et la sécurité.

Elle teste ses technologies en Chine et aux États-Unis.

Nous interprétons cette décision comme l’aveu par DiDi que les taxis sans chauffeur ne seront pas disponibles dans les prochaines années, et qu’il faudra plus de temps qu’annoncé pour que les véhicules autonomes deviennent réalité.

Comment expliquer sinon la séparation de l’unité qui peut faire gagner le plus d’argent à DiDi grâce à l’économie des chauffeurs (humains) ?

Il y a tant de jeunes pousses de véhicules autonomes et d’argent investis dans cette activité qu’une correction nous semble inévitable.

Cruise, la filiale de véhicules autonomes de General Motors, a reconnu il y a quelques jours qu’elle ne proposera pas de taxis sans chauffeur avant longtemps, contrairement à ce qu’elle avait annoncé.

Il n’y a guère que les fanfarons comme Elon Musk pour prédire que Tesla disposera d’un million de taxis autonomes en 2020. Une prédiction qu’il a bien pris soin de ne pas répéter depuis la journée organisée sur ce thème pour les investisseurs en avril.