Jane Manchung Wong, une spécialiste de la sécurité qui aime découvrir les fonctionnalités qui n’ont pas encore été publiées avant qu’elles ne deviennent pertinentes, en faisant de la rétro-ingéniérie, a découvert que Facebook œuvrait à cacher le compte des mentions « J’aime ».

Ce que la firme, interrogée, a confirmé.

Wong s’est aperçue que Facebook a commencé à prototyper l’invisibilité du nombre total de « J’aime » / de réactions à un billet, dans son application Android.

Le total n’est plus visible que pour le créateur du billet. La liste des personnes qui ont réagi est en revanche toujours disponible.

Avec ce changement, Facebook espère minimiser l’anxiété des personnes vis-à-vis de la popularité des contenus qu’elles produisent sur les réseaux sociaux.

Des études ont déjà démontré que la santé mentale était influencée par les réseaux sociaux, qui peuvent causer dépression et anxiété.

On sait aussi que si Facebook produit des bénéfices énormes chaque trimestre, l’entreprise s’inquiète depuis quelques années de la décroissance de plus en plus marquée de production de contenus de ses utilisateurs.

Cette désaffection pourrait à terme menacer le futur du réseau social : les internautes finiront par se renseigner ailleurs sur les nouvelles, la météo et leurs passions si aucune de leurs connaissances ne publie de billet.

On sait, également en primeur grâce à Wong, que Instagram a testé l’invisibilité du compte des réactions, d’abord en avril au Canada, puis en Irlande, Italie, Japon, Brésil, Australie et Nouvelle-Zélande.

On peut en déduire que Facebook est aujourd’hui persuadée que, quels que soient les désavantages liés à la dissimulation du nombre de réactions, les avantages l’emportent.