IBM annonce aujourd’hui l’IBM z15, son premier nouvel ordinateur central depuis 2017.

Ce serait une nouvelle plateforme d’entreprise capable de gérer les données personnelles des clients à travers plusieurs environnements hybrides multinuages. Avec le z15, les clients décident qui a accès à leurs données personnelles grâce à des contrôles basés sur des lignes directrices, avec la possibilité de révoquer l’accès aux données à travers plusieurs nuages hybrides, ce qui serait une première de l’industrie.

Le z15 est le résultat de quatre ans de développement, 3 000 brevets et la collaboration de plus de 100 entreprises.

On notera en particulier le chiffrement partout et le développement natif pour le nuage, ainsi qu’Instant Recovery, qui peut réduire les indisponibilités pour redémarrage ou mises à jour de 50 %, et qui accélère le traitement des transactions en retard jusqu’à deux fois et les traitements par lot jusqu’à 2,5 fois plus vite.

Du point de vue matériel, il s’agit d’une évolution sur le z14. L’architecture est simplifiée : chaque tiroir ne comprend plus que 4 processeurs centraux (6 pour le z14) et une puce de contrôle du système.

Le processeur z15 est constitué de 12 cœurs cadencés jusqu’à 5,2 GHz et 256 Mo de mémoire cache de niveau trois. Il est fabriqué par GlobalFoundries avec un procédé FinFET 14 nm à 17 couches de métal. Il compte au total 9,1 milliards de transistors.

Pour le stockage, IBM annonce un nouveau système à haute performance : l’IBM DS8900F avec 99,99999 % de disponibilité.

Il embarque de 16 à 40 cœurs POWER 9, 192 à 2 048 Go de cache, et 16 à 384 cartes flash, pour une capacité physique maximum de 1,5 à 5,9 petaoctets.

Il est possible de répliquer sur 4 sites. Le système IBM Easy Tier identifie et déplace intelligemment les données qui sont moins souvent utilisées vers des disques flash à haute capacité. Parallèlement, il transfère les données fréquemment utilisées vers des disques flash à hautes performances pour garantir les meilleurs temps de réponse aux applications qui en ont besoin.

IBM joue gros avec celle nouvelle génération de mainframes : le trimestre dernier, les ventes de matériels ont chuté de 19,5 %, ce que l’entreprise a justifié partiellement par le lancement imminent d’un nouveau modèle.