À l’occasion d’une rencontre à Helsinki avec le Premier ministre de la Finlande Antti Rinne, Sundar Pichai, CEO de Google, a annoncé un investissement de 3 milliards de dollars dans les deux prochaines années pour étendre ses centres de données en Europe.

Ce qui porte le total à 15 milliards d’euros depuis 2007.

Il cite une étude qui affirme que les investissements de Google génèrent 15 000 emplois à plein temps dans l’Union européenne.

Dans le cadre de cet investissement, 600 millions seront investis dans son centre de données à Hamina en Finlande.

Pichai annonce aussi que Google, qui serait déjà l’entreprise qui achète le plus d’énergie renouvelable dans le monde, vient de passer la plus grosse commande d’énergie renouvelable jamais passée par une entreprise.

Elle a pour conséquence la construction de plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) d’infrastructures en énergie.

La moitié des mégawatts produits sera produite en Europe.

Il y a deux semaines, Google a ouvert un Digital Garage à Helsinki. Et donné 2 millions de dollars (1,8 million d’euros) à Nesta, une fondation pour l’innovation, afin d’établir des partenariats avec des syndicats en Finlande, Suède, Belgique et Pays-Bas.

Si ces annonces ressemblent à une offensive de charme, c’est qu’il s’en agit bien d’une : la Finlande est à la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne pendant six mois.

Or Google a fait l’objet de plusieurs amendes antitrust en Europe, et fait désormais l’objet de multiples enquêtes antitrust aux États-Unis.