L’application HKmap permet de visionner sur une carte les manifestations à Hong Kong, et la présence de la police.

Elle collecte en direct et synthétise les bavardages sur Telegram pour montrer où la police circule et où des bombes lacrymogènes ont été lancées.

Les familles avec enfants tirent notamment parti de ces informations pour éviter les lieux infestés de gaz lacrymogène.

Cette application est largement utilisée par les Hongkongais dans cette période de crise et de lutte contre l’autoritarisme chinois.

Apple a cru bon de retirer cette application de l’App Store, prétextant son illégalité, car elle servirait à éviter les autorités:

Les créateurs de l’application récusent ce procès d’intention, et rappellent que dans de mauvaises mains, tout peut être exploité illégalement. Ils espèrent qu’il s’agit d’une erreur bureaucratique, et non d’une décision politique.

Manifester dans la rue n’est pas illégal, même à Hong Kong.

L’entreprise refuse de confirmer si elle se base sur le droit américain ou sur le droit chinois, et refuse de confirmer si la décision a été prise en réponse à une requête des autorités chinoises.

Ce qui ne serait pas la première fois. Apple supprima ainsi en 2017 de nombreuses applications de réseaux virtuels privés, utilisés par les Chinois pour contourner le pare-feu géant lancé par les autorités, affirmant qu’elle n’avait pas le choix.

La décision d’Apple passe d’autant plus mal qu’elle se présente comme une entreprise luttant pour les droits de ses clients, prête à en découdre avec les autorités.

Son analyse n’est pas partagée par Google, puisque l’application HKmap est toujours disponible dans le Play Store.

Heureusement, les possesseurs d’iPhones peuvent toujours se rendre sur le site web https://hkmap.live/ pour profiter du service.