Apple

La semaine dernière, sous la pression des autorités chinoises, Apple a retiré l’application HKmap de l’app store, prétextant son illégalité, alors que c’est l’une des applications les plus populaires des Hongkongais protestant contre l’autoritarisme toujours plus poussé de Pékin sur Hong Kong.

Apple a également supprimé l’application d’information Quartz, au prétexte qu’elle incluait des contenus illégaux en Chine, sans daigner apporter de précision.

Apple a beaucoup à perdre, puisque la plupart de ses produits sont produits en Chine, et que ce pays est son troisième marché le plus important après les États-Unis et l’Union Européenne.

Apple a donc choisi les profits au détriment de sa réputation, de ses valeurs et du risque de mécontenter ses clients.

NBA

Cette semaine, c’est autour de la NBA et de Blizzard Entertainment de se plier aux ordres du gouvernement chinois.

La NBA a cru bon de s’excuser publiquement après que Daryl Morey, directeur général de l’équipe Houston Rockets, avait tweeté son soutien pour les protestataires pro démocratie de Hong-Kong.

La NBA a même sorti un spectateur lors d’une rencontre à Philadelphie, qui montrait une affiche « Free Hong Kong ».

Ce qui a été très mal perçu pour les passionnés de basket-ball, surtout aux États-Unis où la liberté d’expression est considérée comme fondamentale, ainsi que de par la classe politique.

D’autant que Donald Trump a choqué l’opinion américaine en acceptant de se taire sur Hong Kong et Taiwan durant les négociations commerciales avec la Chine.

Blizzard Entertainment

Lors d’un tournoi Hearthstone à Taiwan le 6 octobre, un joueur professionnel, Chung Ng Wai, connu sous son nom de joueur Blitzchung, a appelé à « Liberez Hong Kong, révolution de notre époque ».

Après une remontrance des autorités chinoises, Blizzard a décidé que l’entretien devait être retiré de son site, que le joueur devait perdre tous ses gains, être renvoyé du tournoi et banni des compétitions du jeu pendant un an, mettant ainsi fin à sa carrière et à quatre ans d’investissements du joueur pour devenir un joueur professionnel de Hearthstone.

Là encore, la réaction contre Blizzard est extrêmement négative : ses clients comme certains de ses anciens développeurs appellent au boycott de l’entreprise.

La Chine a parfaitement joué ses cartes, menaçant les entreprises américaines, qui se résignent à l’autocensure de peur de diminuer leurs profits.