L’agence fédérale U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) a choqué l’opinion publique américaine par ses actions déshumanisantes et traumatisantes contre les immigrés en situation irrégulière et ceux qui arrivent aux frontières, depuis que Donald Trump est président des États-Unis.

Non seulement ICE est accusée de nombreuses infractions aux droits de l’homme, mais elle cherche à obtenir l’autorisation de détruire ses propres enregistrements, supprimant ainsi toutes les preuves de ses agissements.

En particulier, d’après l’organisation non gouvernementale ACLU, toutes les informations liées aux cas d’agressions sexuelles, d’isolement et de morts des personnes en sa garde.

Dans ce contexte, quand Nat Friedman a annoncé aux employés de GitHub, filiale de Microsoft et premier hébergeur de code source dans le monde, que l’entreprise allait renouveler son contrat avec ICE pour 200 000 dollars, ces derniers étaient furieux, et lui ont demandé, dans une lettre parue dans le Washington Post, d’annuler le contrat.

Friedman a indiqué qu’il était personnellement contre les politiques actuelles visant les immigrants, comme la séparation des familles, l’interdiction de voyager des musulmans (Décret présidentiel 13769), et contre les efforts du gouvernement pour supprimer le DACA (Action différée pour les arrivées d’enfance, un dispositif mis en place en 2012 par Obama pour protéger les enfants entrés illégalement sur le territoire américain) et que Microsoft aussi.

Mais que l’on ne savait pas comment les services de GitHub étaient exploités par ICE, qui mène aussi des combats fondamentaux, comme la lutte contre le trafic d’êtres humains. Et que GitHub allait donner 500 000 dollars – soit 2,5 fois le montant du contrat – à diverses œuvres caritatives en rapport avec l’immigration.

Depuis, ce sont les autres employés de Microsoft qui publient une pétition contre le renouvellement de ce contrat.

Toutefois, vu l’intransigeance de Satya Nadella, CEO de Microsoft, sur les contrats avec les administrations américaines, y compris l’armée, on serait étonné que l’entreprise fasse marche arrière. À moins que les protestations prennent une envergure majeure, comme ce fut le cas à Google contre ses contrats avec la défense américaine.