Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires d’Amazon atteint 70 milliards de dollars (63 milliards d’euros), en hausse de 24 % d’une année sur l’autre, et son résultat net baisse de 26 % à 2,1 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros).

La croissance des ventes s’élève à 24 % pour l’Amérique du Nord, 18 % pour l’international et 35 % pour AWS, sa filiale d’informatique en nuage.

Tout comme pour Microsoft Azure, la décélération de la croissance de AWS se confirme : elle s’élevait à 37 % au 2e trimestre, 41 % au 1er trimestre et 45 % au 4e trimestre 2018.

Pour autant, AWS reste la vache à lait d’Amazon, lui rapportant 73 % de son résultat d’exploitation.

Ces résultats furent accueillis vendredi matin par une baisse de 7,5 % du cours de son action. Si les ventes étaient supérieures aux prévisions des analystes financiers, le résultat net était inférieur, tout comme les prévisions de vente pour le 4e trimestre, traditionnellement le plus important de l’année : entre 80 et 86,5 milliards de dollars contre un consensus de 97,2 milliards.

Aujourd’hui, le cours de son action est en baisse de 1 % avant l’ouverture du NASDAQ, alors que l’on apprend que c’est Microsoft qui a remporté le contrat JEDI de 10 milliards de dollars de la défense américaine, le plus important à ce jour.

Amazon continue d’investir dans son infrastructure de livraison, pour pouvoir répondre au très grand succès de ses livraisons gratuites en un jour (moyennant un abonnement payant Amazon Prime).

D’après Jeff Bezos, qui reconnaît que c’est contre-intuitif, les livraisons rapides émettraient moins de carbone, car les produits sont envoyés de centres logistiques plus proches des clients.