D’une année sur l’autre, le chiffre d’affaires d’Intel au troisième trimestre 2019 reste inchangé à 19,2 milliards de dollars, et son résultat net se contracte de 6 % à 6 milliards de dollars – respectivement 17,3 et 5,4 milliards d’euros.

Ces résultats sont supérieurs aux attentes, et le cours de son action a augmenté de 7,9 % immédiatement après leur annonce.

Le chiffre d’affaires « orienté PC » (CCG, Computer Client Group) est en baisse de 5 % à 9,7 milliards de dollars alors que le chiffre d’affaires « orienté données » est en hausse de 6 % à 9,5 milliards.

Ce dernier est composé de DCG/Data Center Group, 6,4 milliards, en hausse de 4 %, Internet of Things, 1 milliard, en augmentation de 9 %, Mobileye (véhicules autonomes), en croissance de 20 % à 229 millions de dollars, NSG (mémoire et stockage) en hausse de 19 % à 1,3 milliard de dollars et PSG (FPGA, solutions logiques programmables), en hausse de 2 % à 507 millions de dollars.

Ce qui fait dire à Bob Swan, son CEO* :

“Nous poursuivons un voyage de plusieurs années pour repositionner le portefeuille d’activités d’Intel afin de profiter de la croissance exponentielle des données. Notre performance financière du troisième trimestre souligne nos progrès alors que nos activités axées sur les données ont enregistré leur meilleure performance de tous les temps, soit près de la moitié de notre chiffre d’affaires total au cours d’un trimestre record.”

Une lecture alternative des résultats est que les processeurs représentent toujours 84 % du chiffre d’affaires du fondeur, et qu’ils représentent 115 % du résultat opérationnel, d’autres activités étant déficitaires.

Pour l’ensemble de l’exercice, Intel prévoit un chiffre d’affaires de 71 milliards de dollars, soit 1,5 milliard de plus que la prévision précédente.

Durant la conférence téléphonique, Swan a précisé que Intel a dépensé 11,5 milliards de dollars depuis le début de l’année pour acheter du matériel de production, et que les dépenses atteindraient 16 milliards sur l’année, soit 0,5 milliard de plus que prévu.

Ce qui a permis à Intel d’augmenter sa capacité de gaufres par mois de 25 % pour le procédé 14 nm, et de préparer l’accélération de la production en 10 nm. Intel produirait ses premières puces en 7 nm en 2021.

La gaufre est la plaque ronde sur laquelle sont produits les processeurs. L’augmentation du nombre de gaufre ne se traduit pas toujours par une augmentation proportionnelle du nombre de processeurs produits : plus ils sont compliqués, plus ils occupent de la surface sur la gaufre.

 

* Traduction: Le Diligent.