Pour Uber, les années et les trimestres se suivent et se ressemblent : des pertes, encore des pertes et toujours des pertes.

D’une année sur l’autre, son chiffre d’affaires du troisième trimestre 2019 augmente de 30 % à 3,8 milliards de dollars, et ses pertes nettes se creusent de à 18 % à 1,16 milliard de dollars – respectivement 3,4 et 1,0 milliards d’euros.

Depuis le début de l’année, l’entreprise a perdu la bagatelle de 7,4 milliards de dollars.

Par division, les ventes de courses de VTC augmentent de 19 % à 2,89 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros), de livraisons de repas à domicile de 64 % à 645 millions de dollars (579 millions d’euros), et de fret de 78 % à 218 millions de dollars (196 millions d’euros).

Les ventes des ‘Autres Paris’et ‘Groupe de Technologie Avancée’sont marginales.

Le nombre d’utilisateurs mensuels actifs de la plateforme progresse de 26 % à 103 millions.

Ces résultats sont accueillis par une baisse de 5,66 % du cours de son action à 29,32 $ avant l’ouverture du NYSE. Depuis son introduction en Bourse en mai 2019, le cours de l’action de Uber a chuté de 69 %.

D’après Dara Khosrowshahi, son CEO, ces résultats démontrent la profitabilité croissante des courses de voitures.

Toutefois, il se base non sur des résultats nets, mais des EBITDA ajustés, qui ne tiennent pas compte du coût des rémunérations en actions, et qui placent plus de la moitié du déficit dans une catégorie hors segments.