La saga japonaise de 57 ans de Xerox s’arrête avec la vente de sa participation de 25 % dans l’entreprise commune Fuji Xerox à Fujifilm Holding Corp, pour 2,3 milliards de dollars (environ 2,1 milliards d’euros).

Cette vente met fin à de nombreux procès et des disputes liés à un projet de fusion, l’arrivée des ‘investisseurs activistes’Carl Icahn et Darwin Deason au capital de Xerox, et leur immédiate contestation de la valeur de l’offre.

Avec la cession, Fuji accepte d’abandonner son action en justice contre Xerox, et de renoncer au milliard de dollars de dommages recherchés, pour avoir cassé la fusion.

Dans le cadre de l’accord, Fuji obtient aussi 51 % de Xerox International Partners.

D’après le Wall Street Journal, Xerox s’intéresserait désormais à l’acquisition de HP, un groupe trois fois plus gros que Xerox, et dont la capitalisation boursière s’élève à 27 milliards de dollars (environ 24 milliards d’euros).

Xerox tirerait ainsi parti du cours de son action, qui s’est apprécié cette année de plus de 80 %, et du cours déclinant de 10 % de HP, pour lancer une offre à la fois en actions et en numéraire.

L’intérêt d’une telle fusion serait des économies de synergie de 2 milliards de dollars.

Les deux entreprises sont en train de réduire leurs effectifs.

Dès son arrivée à la tête de HP en octobre, par suite de la démission pour raisons familiales de Dion Weisler, qui fut l’artisan de la relance de HP suite à la séparation en deux de Hewlett Packard, Enrique Lores a lancé un plan de suppression de 9 000 postes de travail, soit 16 % de l’effectif de HP.

Le problème de ces deux entreprises, jadis étoiles iconiques mondiales, et que les consommateurs comme les professionnels impriment de moins en moins avec la numérisation de l’économie, la multiplication des écrans, et sans doute, la recherche d’un développement durable.

Le modèle d’affaires consistant à vendre des imprimantes ou des télécopieurs à pertes et de dégager des profits avec la vente de cartouches d’encres ne fonctionne plus.