L’association de consommateurs UFC Que Choisir a mis en demeure Nintendo de régler le problème de la manette détachable de la console de jeux vidéo Switch, nommée Joy-Con, qui se traduit par des déplacements fantôme de ses sticks analogues.

Ce défaut, qui apparaîtrait au plus tard au bout de quelques mois, et qui pourrait toucher jusqu’à 25 % des consoles, peut rendre certains jeux inutilisables, notamment ceux où la précision est importante.

D’après Que Choisir, il s’agirait d’un défaut de fabrication : l’usure prématurée de plaques de carbone sous le joystick.

Or Nintendo, qui aurait annoncé être au courant du problème à l’étranger, et qui fait déjà l’objet d’un recours collectif aux États-Unis, continue de vendre ses consoles. Les manettes de la nouvelle Switch Lite souffriraient également du même problème.

Que Choisir reproche également à Nintendo de ne pas respecter la garantie légale de conformité de 2 ans prévue par la loi. Les vendeurs inciteraient les clients à s’adresser au service après-vente de Nintendo, et ce dernier se cacherait derrière une garantie constructeur de 1 an pour faire payer 45 € de réparation aux Joy-Con de plus d’un an, tout client refusant le devis devant s’affranchir de 15 € de frais de ports pour revoir ses manettes.

L’UFC Que Choisir a donc envoyé une mise en demeure à Nintendo mardi 5 novembre, afin que l’entreprise prenne en charge les réparations du dysfonctionnement et qu’elle rembourse les consommateurs ayant payé pour la réparation.

Sinon, l’association de consommateurs, qui appelle les consommateurs à témoigner, poursuivra Nintendo en justice.

La Switch est la console de jeux vidéo qui a sauvé Nintendo. Lancée en mars 2017, c’est la première console hybride sur le marché : elle fonctionne aussi bien en console de salon rattachée à une télévision que de console portable.

Elle a en vendu 4,8 millions au 3e trimestre, dont 1,95 million de Switch Lite. Au total, plus de 41 millions de consoles ont été vendues.