Le site web Axios affirme que le SoftBank Vision Fund roulerait des jeunes pousses, en ne leur apportant pas les financements promis, plusieurs mois après avoir approuvé des conditions définitives de plusieurs centaines de millions de dollars, et leur avoir promis que les délais de clôture étaient temporaires.

En particulier :

Honor, une jeune pousse de soins à domicile pour les seniors, ayant déjà levé plus de 100 millions de dollars d’autres investisseurs, et à qui SoftBank aurait promis près de 150 millions mi-novembre ;

Seismic, un éditeur de logiciels de vente pour les entreprises, ayant déjà levé plus de 180 millions de dollars, et qui ne recherchait pas de fonds, mais auquel SoftBank fit une offre difficile à refuser durant l’été 2019 ;

Creator, une jeune pousse de robots fabricants des hamburgers, à laquelle SoftBank fit signer un contrat d’exclusivité de six mois pour un tour de financement d’un montant correspondant à un multiple des 25 millions de dollars levés jusqu’ici.

Une telle attitude d’un fonds d’investissement est très rare. Elle pourrait lui faire perdre sa crédibilité, après plusieurs années où le fonds est devenu le premier fonds de financement des nouvelles technologies dans le monde.

La difficulté à trouver des financements extérieurs pour le SoftBank Vision Fund 2, en dehors des 38 milliards promis par SoftBank, pourrait en être la cause.

Au dernier trimestre, le fonds s’est illustré par des échecs spectaculaires, comme WeWork, une jeune pousse dans laquelle il a dû investir des milliards pour éviter la banqueroute, et qui remettent en cause la façon dont le fonds investit.

De son côté, le fonds affirme que son processus d’investissement est plus long que celui des investisseurs non régulés et que celui d’un fonds typique de capital investissement, et que parfois, son processus prend plus de temps qu’anticipé.