Lundi, la Competition Commission of India (CCI), l’organisme en charge de faire respecter la Loi sur la Concurrence de 2002, lance une enquête contre Amazon et Flipkart, filiale de Walmart, suite à la plainte de Delhi Vyapar Mahasangh, un groupe représentant des petites et moyennes entreprises.

Elles prétendent que les deux géants du commerce en ligne promeuvent des vendeurs préférés au détriment de vendeurs plus modestes. Ces vendeurs préférés seraient majoritairement affiliés ou contrôlés, directement ou indirectement, par Amazon et Flipkart.

Amazon et Flipkart sont déjà accusés par les commerces traditionnels de violer les règles sur les investissements étrangers, et de dépenser des milliards de dollars pour offrir des fortes remises qui portent grand tort aux petits négociants.

Depuis l’an dernier, il est interdit en Inde aux commerçants en ligne de détenir des participations dans des vendeurs, des inventaires, de signer des contrats d’exclusivité avec des marques, ainsi que d’offrir des remises trop élevées.

La CCI va également enquêter sur les pratiques de ristournes, ainsi que les relations entre ces vendeurs et les deux groupes américains.

Cette semaine, Jeff Bezos, CEO d’Amazon et homme le plus riche du monde, est attendu à New Delhi pour participer au lancement d’un événement de sa filiale pour les petites et moyennes entreprises, « smbhav », et pour rencontrer des hommes politiques.

Près de 500 000 commerçants représentant des milliers d’organisations groupées dans la Confederation of All India Traders (CAIT) vont organiser des manifestations dans 300 villes pour protester contre sa visite.

De 2017 à 2022, le chiffre d’affaires du commerce en ligne en Inde devrait passer de 35 à 135 milliards d’euros.