Qualcomm, numéro un mondial des puces de communication mobile, a publié mercredi ses résultats pour le premier trimestre de son exercice 2020, terminé le 29 décembre 2019.

Son chiffre d’affaires progresse, en glissement annuel, de 5 % à 5,1 milliards de dollars, et son résultat d’exploitation est en hausse de 45 % à 1,0 milliard – respectivement 4,6 milliards et 928 millions d’euros.

Des résultats supérieurs aux attentes.

La baisse de 3 % des ventes d’équipements et de services est donc compensée par la hausse de 38 % des ventes de licences de propriété intellectuelle.

Dans son formulaire boursier trimestriel 10-Q, on apprend que la Commission européenne a lancé une nouvelle enquête antitrust sur Qualcomm afin de savoir si ce dernier s’est comporté de façon anticoncurrentielle en abusant de sa position dominante dans les puces 5G pour étouffer la concurrence sur le segment des puces radiofréquence.

Les puces radiofréquence frontale deviennent de plus en plus complexes avec la 5G, et Qualcomm essaierait de persuader les fabricants d’appareils mobiles de lui acheter à la fois les modems 5G et ces puces radiofréquence frontale.

Qualcomm est en train de préparer sa réponse à la demande d’information de la Commission européenne du 3 décembre 2019.

Cette dernière peut imposer une amende d’un montant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise, si cette dernière était jugée coupable.

La Commission européenne a déjà infligé récemment deux amendes à Qualcomm : 997 millions d’euros en 2018 pour avoir payé Apple afin de n’acheter que ses puces, et 242 millions en juillet 2019 pour avoir bloqué un rival.

L’entreprise a fait appel des deux décisions, tout comme d’une décision de l’US Federal Trade Commission sur ses pratiques en matière de vente de licences.

Des procédures antitrust sont toujours en cours dans d’autres pays, comme la Corée du Sud.