Jeff Bezos, le CEO d’Amazon, peut-il réussir là où les Démocrates américains ont échoué ?

Dans le cadre de sa contestation de l’attribution du contrat JEDI de 10 milliards de dollars à Microsoft, Amazon a déposé une motion lundi afin d’obtenir une déposition du président des États-Unis, ainsi que d’autres membres du gouvernement.

Car pour l’entreprise, il n’y aurait qu’une seule raison justifiant l’attribution du contrat militaire d’une durée de dix ans du passage au nuage de l’informatique de l’Armée à Microsoft Azure, et non à Amazon Web Services (AWS) : le président serait intervenu directement à la fin de la procédure d’attribution, afin de se venger de Jeff Bezos.

Ce dernier est le propriétaire du Washington Post, un quotidien souvent critique à l’égard de Trump.

Un porte-parole d’Amazon affirme que :*

« Le président Trump a démontré à plusieurs reprises sa volonté d’utiliser son poste de président et de commandant en chef pour interférer avec les fonctions gouvernementales – y compris les marchés publics fédéraux – pour faire avancer son programme personnel. »

Alors que le président a réussi à interdire les témoignages dans la procédure de sa destitution, et se faire acquitter par les sénateurs de son parti, les avocats d’Amazon reconnaissent les circonstances uniques de leur demande, et sont prêts à coopérer avec la Cour et le département de la Justice, afin de développer des protocoles adaptés pour obtenir le témoignage du président.

Amazon n’avait jusque-là jamais trouvé à redire sur la procédure d’attribution quand, tour après tour, ses compétiteurs comme Oracle ou IBM en étaient éliminés.

 

* Traduction: Le Diligent