Aujourd’hui, le milliardaire japonais Masayoshi Son a présenté un plan inédit de ventes d’actifs de 4,5 trillions de yens (38 milliards d’euros), afin d’assainir les comptes de SoftBank Group et de faire taire ses critiques.

Soit presque le montant total de sa capitalisation boursière de la semaine dernière.

Une partie de ces ventes servira à financer un plan de rachat d’actions qui pourrait atteindre 2 trillions de yens (16,7 milliards d’euros).

Une annonce qui fait bondir le cours de son action de 19 %, même si l’on reste bien loin des records de l’année : même après cette reprise, le cours est inférieur de 40 % à son record en février.

Le conglomérat japonais s’est distingué ces dernières années avec la gestion (désastreuse ?) du plus grand fonds d’investissement dans les technologies du monde, le SoftBank Vision Fund, doté de plus de 100 milliards de dollars.

Avec ces ventes programmées d’actifs, Son essaie de convaincre les investisseurs que son groupe vaut bien plus que son cours de Bourse actuel, grâce à ses participations dans des entreprises telles que Alibaba Group Holding ou ARM.

L’entreprise publie régulièrement ce qu’elle considère comme la valeur de ses participations, moins les dettes. Aujourd’hui, même après la reprise, cette valeur est trois fois supérieure à celle de son action.

Son n’a pas indiqué quelles participations seraient vendues en partie ou en totalité.

Son est devenu célèbre, en particulier grâce à un investissement précoce dans Alibaba, dont la valeur a explosé avec le temps.

Sa réputation est toutefois entachée par les résultats exécrables d’investissements dans des entreprises de technologie comme WeWork ou Uber, et la rumeur grandissante du manque de sérieux des investissements dans les jeunes pousses, comme des montants offerts, toujours bien plus importants que ce que ces dernières cherchent à lever.

Aujourd’hui, les conséquences de la pandémie COVID-19 ne font qu’accentuer le trouble des investisseurs.