Lundi, Amazon a renvoyé Chris Smalls, un employé de son entrepôt de Staten Island dans l’État de New York.

Il avait organisé une protestation afin de demander des protections pour les travailleurs dans un contexte de pandémie de la maladie à coronavirus COVID-19, qui se transmet principalement par le toucher et par émission sur le visage.

Les protestataires ont exigé la fermeture de l’entrepôt pour un nettoyage en profondeur, alors qu’une dizaine d’employés y travaillant sont atteints du virus.

Dans un communiqué, Staten affirme :*

« Amazon préfère licencier des travailleurs plutôt que de faire face à son incapacité totale à faire ce qu’elle devrait pour nous garder, nos familles et nos communautés en sécurité. Je suis outré et déçu, mais je ne suis pas choqué. Comme d’habitude, Amazon préfère balayer un problème sous le tapis que d’agir pour assurer la sécurité des travailleurs et des communautés de travailleurs. »

 

D’après Amazon, Smallsaurait été renvoyé après avoir reçu plusieurs avertissements pour n’avoir pas respecté les consignes d’éloignement physique, et on lui aurait demandé de rester à la maison pendant 14 jours après avoir découvert qu’il avait été en contact avec une personne atteinte du virus.

Une excuse qui arrive à point nommé, et ne convainc pas. Le procureur général de l’État de New York, Letitia James, a condamné officiellement ce renvoi, le qualifiant de honteux, et rappelant que dans son Etat, le droit d’organiser des protestations est codifié dans la loi, et que toute mesure de rétorsion des dirigeants est strictement interdite.

Des employés de Whole Foods, un distributeur de produits frais, filiale d’Amazon, ont également protesté et exigé que ceux qui risquent leur santé à travailler dans des magasins où ils peuvent être exposés au coronavirus soient mieux payés.

Quelques jours avant la chute des cours de bourse, Jeff Bezos, CEO d’Amazon et homme le plus riche du monde, a vendu 3,4 milliards de dollars d’actions, juste avant que l’action Amazon atteigne son sommet…

Les livreurs d’Instacart, un service de livraison à domicile, ont fait la grève lundi à travers le pays afin d’exiger des désinfectants pour les mains, des lingettes désinfectantes et une meilleure paie pour contrebalancer les risques liés à la livraison de produits frais aux personnes confinées.

Elizabeth Warren, sénatrice du Massachussets et ancienne candidate à la présidentielle, les a soutenus, et demandé à nouveau que de nombreux travailleurs « uberisés » soient assimilés à des employés.

 

 

* Traduction: Le Diligent