La Commission européenne publie mercredi une recommandation pour la constitution d’une boîte à outils commune pour l’exploitation des technologies et des données pour lutter contre la crise COVID-19.

En particulier, elle souhaite une méthodologie, une surveillance et le partage des évaluations d’efficacité des applications mobiles, coordonnées à l’échelle européenne, pour aider les citoyens à prendre des mesures de « distance sociale » et pour éviter, alerter et pister les contacts afin de limiter la propagation du COVID-19.

Ainsi qu’un schéma commun pour l’exploitation de données agrégées et anonymisées sur la mobilité de la population pour modéliser et prévoir l’évolution de la maladie, pour surveiller l’efficacité des mesures prises par les États membres comme la distance sociale et le confinement, et pour soutenir une stratégie coordonnée de sortie de crise.

La recommandation insiste sur le respect des droits fondamentaux, en particulier la protection de la vie privée et des données personnelles et l’interdiction de la surveillance et de la stigmatisation.

Les traitements des données personnelles doivent être strictement limités au seul but de combattre la crise COVID-19, leur nécessité évaluée régulièrement, et des mesures doivent être entreprises afin que les traitements soient arrêtés et les données irrémédiablement détruites dès qu’elles ne seront plus nécessaires – à moins que leur valeur scientifique dépasse la violation des droits concernés.

L’approche commune pour les applications mobiles doit être publiée le 15 avril 2020.

Ces derniers jours, la Commission européenne, qui a été critiquée sur son silence sur la pandémie et la crise qui s’ensuit, multiplie les annonces.

Elle budgète 15,65 milliards d’euros pour aider les efforts de pays partenaires à lutter contre la pandémie, dont 3,25 milliards pour l’Afrique.

Les autorités antitrust ont publié un cadre temporaire de communication afin de permettre aux entreprises de coopérer en réponse aux situations urgentes liées à la pandémie : pour produire plus de produits médicaux critiques, de médicaments, de ressources et de services rares.

Un groupe de travail est mis en place pour supprimer toutes les interdictions ou les restrictions intra-européennes d’exportations de fournitures vitales de protection, médicales et de médicaments.

Un plan d’action est mis en place pour accroître la coopération dans la recherche et l’innovation pour lutter contre le virus.