Au premier trimestre 2020, en glissement annuel, le chiffre d’affaires de Nokia se contracte de 2 % à 4,91 milliards d’euros, et sa perte d’exploitation s’élève à 76 millions, soit près de 7 fois moins qu’un an auparavant.

Hors norme IFRS, Nokia dégage même un bénéfice de 116 millions d’euros.

Le cours de son action est actuellement en hausse de 2,14 % à 3,58 $, pendant que le NYSE Composite Index baisse de 2,19 %.

Rajeev Suri, président et CEO de Nokia, affirme que la société n’a pas souffert de la pandémie COVID-19 au premier trimestre, mais qu’à l’avenir, des difficultés d’approvisionnement et de livraison sont à prévoir, tout comme des changements de plans de dépenses des clients.

Durant la conférence téléphonique, il confirme que la stratégie de bout en bout du groupe n’a pas changé, et qu’il n’a pas l’intention d’en vendre une partie.

Fin 2019, les parts de marché hors Chine de Nokia en 4G+5G s’élevaient à 27 %, et son objectif est de conserver ce pourcentage en 2020.

L’élan de la 5G continue avec 70 accords commerciaux et 21 réseaux en direct.

Sur l’ensemble de l’année, Nokia vise, hors norme IFRS, un résultat dilué par action de 0,23 €, ainsi qu’une marge opérationnelle de 9,0 %.

Géographiquement, les ventes ont chuté en Chine, légèrement diminué en Asie Pacifique et Europe, sont inchangées en Amérique du Nord, et ont progressé au Moyen-Orient et en Afrique.

Les ventes auprès des entreprises augmentent de 20 %, alors qu’elles diminuent généralement auprès des fournisseurs de services de communication, qui représentent toujours 83 % du chiffre d’affaires, des ventes de licences et des « autres » ventes.