Sans surprise, Google n’a pas l’intention de payer pour exploiter les contenus des créateurs de contenus australiens, en particulier la presse.

Les plateformes en ligne et les médias furent invités à adopter un code de conduite volontaire en Australie, prévoyant la rémunération des contenus. Comme un accord était très incertain, Josh Frydenberg, trésorier de l’Australie, a exigé qu’un accord obligatoire soit présenté en juin, et qu’il prévoit la rémunération des médias par les plateformes numériques, qui en tirent des profits publicitaires.

Dans une longue réponse, Mel Silva, dirigeant de Google en Australie, affirme que Google est comme un poster sur la devanture d’un vendeur de journaux, et que dans le monde hors ligne, les éditeurs payent les vendeurs et les kiosques à journaux pour distribuer leurs journaux et leurs magazines, reconnaissant ainsi la valeur de l’acquisition d’une audience.

En comparaison, Google enverrait les lecteurs australiens et du monde entier vers les sites des éditeurs gratuitement.

Google omet bien sûr d’indiquer que la diffusion physique de la presse a un coût exhorbitant alors que le coût marginal de la distribution électronique est nul, de divulguer le montant des revenus générés par ces contenus non rémunérés, les changements de comportement des lecteurs, et pour chaque visite vers le site d’un éditeur initiée par Google, combien d’internautes se sont contentés de rester sur les propriétés de Google pour consommer ces contenus tiers.