Le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire, a présenté, avec Cédric O, un plan de soutien pour les entreprises technologiques, qui auraient été durement touchées par la crise du coronavirus.

Il s’ajoute aux mesures d’urgence annoncées en mars dernier, dont les entreprises technologiques auraient pleinement bénéficié: 3 milliards d’euros de prêts garantis par l’État (PGE) et 2,5 milliards d’euros d’avances de trésorerie sur le crédit d’impôt recherche (CIR).

Ce plan, financé pour l’essentiel par le Programme d’investissement d’avenir (PIA) comporte cinq volets :

  1. Lancement d’un fonds souverain doté de 150 millions d’euros, géré par BpiFrance, pour les jeunes pousses qui développent des technologies d’avenir « à caractère souverain » ;
  1. 500 millions d’euros de financement :
  • Soutien à la trésorerie par le biais d’une augmentation de 80 millions du fonds French Tech Bridge ;
  • 120 millions d’euros supplémentaires pour dans le fonds d’investissement PSIM, également géré par BpiFrance ;
  • 20 millions de dotation supplémentaire pour le concours d’innovation (i-Nov), également géré par BpiFrance ;
  1. Soutien à l’émergence de nouvelles jeunes pousses avec 200 millions :
  • 65 millions d’euros pour SATT, sociétés d’accélération du transfert de technologies de la recherche académique vers les entreprises ;
  • 15 millions pour Deeptech, en soutien à l’innovation de rupture, géré par BpiFrance ;
  • Création du fonds d’investissement French Tech accélération n 2, doté de 100 millions d’euros, également géré par BpiFrance.
  1. Soutient à la demande
    Un appel à contribution auprès du grand public et des entreprises sera lancé dans les prochains jours, jusqu’au 31 juillet, pour déterminer les principaux verrous à l’accélération de la numérisation de la société et de l’économie.
  1. Soutien au recrutement par des actions d’information
    Lancements cet été d’une campagne de communication sur les opportunités d’emploi dans la French Tech et d’une plateforme de contenus en ligne présentant les métiers de la technologie.

En France, on aime la concentration des pouvoirs. On ne serait pas étonné qu’un étranger conclue que ce plan a pour but de soutenir BpiFrance…