Le cours de l’action de Intel est actuellement en baisse de 11 % sur le NASDAQ suite à l’annonce de ses résultats du troisième trimestre 2020.

Son chiffre d’affaires se contracte, d’une année sur l’autre, de 4 % à 18,3 milliards de dollars, son résultat d’exploitation baisse de 22 %, et son résultat net chute de 29 % à 4,3 milliards de dollars – respectivement 15,5 et 3,6 milliards de dollars.

Des résultats inférieurs aux attentes des analystes financiers, alors que les derniers trimestres sont propices à son activité : la croissance du secteur des ordinateurs personnels n’a jamais été aussi forte au 3e trimestre que depuis 10 ans, grâce à la pandémie covid-19 qui force au télétravail, à la télé éducation et aux loisirs numériques.

Par activité :

 

Division Chiffre d’affaires en dollars Croissance vs T3 2019
Data Center Group (DCG) 5,9 milliards – 7 %
Internet of Things Group (IOTG) 677 millions – 33 %
Mobileye 234 millions 2 %
Memory (NSG) 1,2 milliard – 11 %
Programmable Solutions (PSG) 411 millions -19 %
PC-Centric (CCG) 9,8 milliards 1 %

 

Dans les serveurs (DCG), la croissance des opérateurs de nuage de 15 % ne compense pas la chute des dépenses des entreprises de 47 %.

Intel promet que sa troisième usine de fabrication en 10 nm est opérationnelle et que l’entreprise va augmenter de 30 % son volume de production en 10 nm en 2020 comparé aux attentes de janvier.

Comme nous l’avançons depuis plusieurs années, nous pensons que, si Intel continue d’engranger de solides bénéfices, l’entreprise paie un lourd tribut pour une direction passée des ingénieurs aux comptables, et des retards de plusieurs années sur la concurrence en termes de technologie de production – ce qui était son principal avantage compétitif pendant des décennies.

Intel est à la peine avec son procédé en 10 nm alors que la concurrence en est à plusieurs itérations 7 nm et à la première itération 5 nm.

Hormis peut-être quelques processeurs de 11e génération Intel Core pour portables, on peut considérer que les processeurs Intel sont inférieurs à ceux d’AMD sur tous les segments, jusqu’aux processeurs pour centres de données. Ce qui aurait dû inquiéter fortement les investisseurs de Intel depuis quelques trimestres.