L’entreprise londonienne de capital-risque MMC Ventures a analysé 2 830 jeunes pousses européennes qui se présentent comme orientées intelligence artificielle (IA).

40 % d’entre elles, d’après les informations publiquement disponibles, n’auraient tout bonnement rien à voir avec l’IA, qui n’est pas exploité dans leurs produits ou leurs services…

Il s’agirait donc surtout de profiter du battage médiatique sur ce sujet.

Cela rappelle l’histoire d’une entreprise de boissons, dont le cours de l’action a, du jour au lendemain, explosé en rajoutant le terme Blockchain à sa raison sociale.

On comprend pourquoi, s’il est si facile de tromper les capital-risqueurs, et si ces derniers financent en moyenne 15 % de plus une jeune pousse d’IA comparée à une start-up de logiciels.

D’après MMC, on est ainsi passé de 3 % des jeunes pousses européennes en 2015 à 8 % aujourd’hui, qui se qualifient de start-up d’IA.

Comme le rappelle le Financial Times, les hommes politiques européens, et Macron n’est pas en reste, ont leur par de responsabilité dans cette frénésie aveugle pour l’intelligence artificielle.