D’après un sondage de Sumo Heavy aux États-Unis, 46 % des Américaines et Américains interrogés affirment ne jamais utiliser d’assistant vocal, comme Siri d’Apple, Assistant Google, Alexa d’Amazon ou Cortana de Microsoft.

19 % les utiliseraient rarement, 6 % mensuellement, 13 % toutes les semaines, et 16 % tous les jours.

Un sondage de Uberall en avril 2019 estimait que 52 % des sondés n’utilisaient jamais les assistants vocaux.

Il semble donc que le battage médiatique sur les assistants vocaux est immérité.

Sans trop de surprise, l’assistant vocal est le plus utilisé sur ordiphone, ce qui prouve la part de marché relative des enceintes intelligentes, qui peuvent uniquement être exploitées vocalement, par rapport aux ordiphones.

Plus surprenant, l’ordinateur personnel est l’appareil préféré dans 15 % des cas pour exploiter un assistant vocal – Cortana sur PC ou Siri sur Mac.

La surprise la plus grande est qu’il y a plus d’utilisateurs de Siri sur iOS que de Google Assistant sur Android, alors que Google a investi des sommes considérables pour populariser son assistant. Néanmoins, Siri a été lancé des années avant l’Assistant Google, et il y a bien plus d’utilisateurs d’Android que d’utilisateurs de iOS.

Enfin, on notera que l’assistant vocal est très peu utilisé pour faire des courses : 17 % des sondés ont utilisé un assistant vocal pour surfer sur des produits ou les acheter. Les vendeurs en ligne devront patienter.

S’il est difficile de généraliser au monde un sondage américain, il serait étonnant que l’usage soit très supérieur ailleurs.

La difficulté de concevoir un assistant vocal pertinent, est qu’il doit comprendre non seulement la langue, mais la société, la culture et le contexte de l’utilisateur.

Or les assistants vocaux sont toujours les plus développés aux États-Unis, puis dans les autres pays anglophones, puis dans les autres pays.