En 2017, Intel introduisit Loihi, sa première puce neuromorphique pour la recherche, un premier pas majeur pour les puces inspirées par la recherche sur le cerveau humain.

En 2018, la société lança la Intel Neuromorphic Research Community (INRC), une communauté pour la continuation du développement des algorithmes, des logiciels et des applications neumomorphiques, grâce à un accès dans le nuage, ainsi que Kapoho Bay, un système au facteur de forme USB.

Aujourd’hui, Intel annonce que Pohoiki Beach, un système intégrant 64 puces Loihi, pour un total de 8 millions de neurones, est disponible pour les chercheurs et offre des résultats spectaculaires. Le système est composé de plusieurs cartes Nahuku, qui intègrent chacune 8 à 32 puces Loihi.

Intel affirme que la puce peut traiter l’information jusqu’à 1 000 fois plus vite, et avec une efficience jusqu’à 10 000 fois supérieure, à celle d’un processeur traditionnel, pour des applications spécialisées comme le codage parsemé (une technique pour les réseaux neuronaux), la recherche de graphes et les problèmes de satisfaction de contraintes.

Un niveau de performance qui permet de développer et d’appliquer des algorithmes inspirés par le cerveau qui peuvent apprendre et s’adapter en fonction des données d’entrée.

Le codirecteur d’Applied Brain Research affirme que la puce Loihi peut faire tourner un test de référence d’apprentissage profond en consommant 109 fois moins d’énergie qu’un GPU, et plus de 5 fois moins qu’une puce spécialisée dans l’inférence pour les objets connectés.

Pohoiki Beach est une étape majeure pour l’objectif d’extensibilité à 100 millions de neurones cette année.

Ce type de puce est l’une des réponses de Intel pour que la loi de Moore continue de s’appliquer malgré la difficulté à améliorer en permanence les procédés de fabrication des puces.