Alors que les États-Unis menacent tous les pays alliés de ne plus partager de renseignements avec ceux qui utiliseraient du matériel de Huawei pour leurs réseaux 5G, le Royaume-Uni, son plus proche allié, prend une décision mi-figue mi-raisin.

D’après les Américains, le matériel de Huawei pose des risques très graves pour la sécurité nationale ; pourtant, ils n’ont jamais apporté le moindre début de preuve pour étayer leurs accusations.

Le gouvernement britannique conclut son analyse de la chaîne logistique du secteur télécom, par les décisions suivantes :

– Les vendeurs à haut risque (i.e. Huawei) sont exclus des parties sensibles du « cœur » des réseaux 5G et des réseaux gigabits ;

– Une limite de 35 % des équipements pour les parties non sensibles des réseaux est imposée à tout vendeur à risque ;

– Les vendeurs à haut risquer sont exclus de tous les réseaux liés à la sécurité et tous les réseaux où la sécurité est critique, pour les infrastructures nationales critiques ;

– Ils sont également exclus des locations géographiques sensibles, comme les sites nucléaires ou les bases militaires.

Le gouvernement va maintenant tenter de légiférer au plus vite pour mettre en place ce cadre réglementaire pour les télécoms.

En France, une loi « Huawei » a été adoptée fin juillet 2019.

Elle prévoit qu’avant de choisir certains équipements, les opérateurs devront adresser une demande d’autorisation au Premier ministre, qui se prononcera dans les deux mois. Elle pourra être refusée si ce dernier estime « qu’il existe un risque sérieux d’atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale ». Ou être acceptée sous conditions.