Hyper-V est l’hyperviseur de Microsoft, la couche de virtualisation avec accès privilégié au matériel et qui sert d’hôte à des systèmes d’exploitation virtualisés, tels que Windows ou Linux.

Depuis sa création, Hyper-V nécessite Windows dans sa partition racine. C’est la partition racine qui a un accès direct au matériel, et qui crée les machines virtuelles enfants.

En cela, Hyper-V est similaire à l’hyperviseur Xen et son domaine zéro : Xen ne peut fonctionner sans domaine zéro, et le domaine zéro est essentiellement le système d’exploitation hôte.

Dans un correctif du kernel Linux, du type RFC – requête pour commentaires – Wei Liu de Microsoft introduit Linux dans la partition racine de Hyper-V.

Il s’agit d’un ensemble de correctifs qui permettrait d’obtenir une pile de virtualisation complète avec Linux et Hyper-V, i.e. sans nécessiter Windows du tout.

Microsoft annonce aussi le portage de Cloud Hypervisor, un projet open source initié par Intel, et qui est un moniteur de machines virtuelles écrit en Rust, originellement pour tourner au-dessus de KVM.

Ce projet prouve à quel point Azure, le prestataire d’informatique en nuage de Microsoft, est devenu financièrement primordial pour l’entreprise. Et l’on sait que depuis juillet 2019 au plus tard, l’utilisation de Linux a dépassé celle de Windows sur Azure.

Inversement, peut-on y voir le retard de Windows Core, ou son désaveu ? Depuis plusieurs années, Microsoft travaille au réusinage du code de Windows, afin de minimiser les dépendances et séparer les rôles, pour proposer des versions du système d’exploitation très réduites en taille et en besoins, pour les serveurs, les objets connectés, les ordinateurs, les téléphones, voire pour les hyperviseurs ?