Lors de la conférence Microsoft Ignite, qui se tient cette année du 3 au 8 novembre 2019 à Orlando, Floride, Julia White, vice-présidente, Azure, a annoncé Azure Arc, un ensemble de technologies qui facilite les scénarios hybrides en offrant les servives d’Azure et son portail pour toute infrastructure : dans Azure, dans l’entreprise ou dans d’autres nuages comme AWS ou Google Cloud.

Extension de la gestion et de la sécurité d’Azure à toute infrastructure

Les capacités de gestion et de sécurité d’Azure sont désormais disponibles pour tout serveur Windows ou Linux, où qu’il soit ainsi que toute grappe de serveurs Kubernetes : dans l’enceinte de l’entreprise, dans un ou plusieurs nuages informatiques, et à la périphérie du nuage.

Les clients peuvent ainsi exploiter avec consistance les capacités d’Azure, telles qu’Azure Resource Manager, Microsoft Azure Cloud Shell, Azure portal, API, et Microsoft Azure Policy, et implémenter une sécurité basée sur les politiques de sécurité et le contrôle d’accès centralisé basé sur les rôles, à travers les différents environnements.

Faire tourner les services Azure n’importe où

Les services de données Azure SQL Database et Azure Database for PostgreSQL Hyperscale peuvent désormais tourner, en quelques secondes, sur n’importe quelle grappe de serveurs Kubernetes, et on peut lancer quand c’est nécessaire des grappes supplémentaires dans Azure Kubernetes Services.

Là encore, les entreprises bénéficient d’une vue consistante de tous leurs services de données depuis le portail Azure, où qu’ils tournent, et appliquer des stratégies cohérentes de gestion et de sécurité.

Azure Stack pour la périphérie

Microsoft étend Azure Stack à la périphérie du nuage avec Azure Stack Edge : un appareil géré et compatible avec l’intelligence artificielle qui apporte des capacités de calcul, de stockage et d’intelligence dans toute périphérie.

Des nouveaux facteurs de forme sont adaptés aux environnements aux pires conditions, comme les services humanitaires d’urgence, sont compatibles avec des nœuds multiples pour une haute disponibilité. De nouvelles capacités permettent d’exploiter les machines virtuelles et le facteur de forme GPU.

Limitations

La principale et majeure limitation d’Azure Arc, est que ce service n’a pas accès à des outils de gestion d’infrastructure dans les nuages concurrents comme AWS ou GCP. Si l’on peut y contrôler des serveurs Linux ou Windows avec des agents logiciels, pour déployer des applications, des correctifs ou des mises à jour, il est impossible d’effectuer des opérations d’infrastructure telles que créer, gérer ou supprimer des machines virtuelles. De même, il est impossible de gérer la mise à l’échelle d’une grappe Kybernetes.

Il serait étonnant que les concurrents facilitent la tâche à Microsoft. Sauf peut-être VMware, qui coopère pour offrir l’expérience la plus intégrée possible avec son offre.

L’offre de Microsoft en matière de nuage hybride se consolide toutefois, et reste de loin la plus exhaustive du marché.