Le constructeur automobile japonais Honda a annoncé mardi qu’une cyberattaque l’a forcé à suspendre la production dans le monde entier.

Il semblerait qu’il s’agisse d’un rançongiciel.

Un virus aurait infiltré les serveurs internes de l’entreprise lundi matin à Tokyo, perturbant la messagerie électronique et d’autres systèmes pour tout le groupe.

Par précaution, il a été recommandé aux employés de ne pas se connecter à leur ordinateur de travail, et de prendre le reste de la journée.

Toutes les usines aux États-Unis ont été arrêtées pour évaluer les dégâts. Les usines japonaises ont aussi été affectées, car le système d’inspection était attaqué.

Ce soir, la production a repris, à l’exception d’usines de voitures dans l’Ohio et en Turquie, ainsi que deux usines de motos en Inde et au Brésil.

Honda n’aurait détecté aucune fuite d’informations sur ses employés, ni sur ses clients.

Honda avait amélioré sa cybersécurité en réponse à l’attaque WannaCry en 2017.

Le groupe Honda est constitué de 435 entreprises, emploie 220 000 personnes et son chiffre d’affaires pour l’exercice terminé le 31 mars 2019 s’élevait à 15 888 milliards de yens (130 milliards d’euros).

D’après les experts, le risque de cyberattaque est élevé en période de pandémie, les organisations malveillantes tentant de profiter de vulnérabilités additionnelles, telles que l’utilisation à la maison d’ordinateurs professionnels connectés au réseau Wi-Fi familial.

En mai, NNT Communications et Nikkei ont été victimes de cyberattaques.