Piratage

Twitter, qui s’est bien mollement excusée de la campagne de piratage hautement visible dont elle vient de faire l’objet, ainsi que des désagréments liés (impossibilité pour les comptes certifiés de publier des tweets pendant des heures), prétend que l’attaque a visé 130 comptes de célébrités, personnalités et milliardaires.

Pour 36 d’entre eux, les attaquants se sont intéressés aux messages privés. Y compris pour un élu en Hollande.

La campagne de piratage a consisté à offrir des arnaques en bitcoins – des célébrités proposant de doubler la mise à qui enverrait une somme en bitcoin à un portefeuille numérique bien précis.

Les attaquants ont aussi pu obtenir des données personnelles, telles que les adresses électroniques et les numéros de téléphone.

L’épisode est embarrassant pour le réseau social, qui a dû admettre que les pirates ont réussi à compromettre des comptes d’employés, malgré l’authentification à facteur multiple.

Résultats financiers du 2e trimestre 2020

Au même moment, l’entreprise a publié ses résultats pour le deuxième trimestre 2020 : baisse de 23 % de ses revenus publicitaires, qui constituent 82 % de son chiffre d’affaires, lui-même chutant de 19 % à 683 millions de dollars (588 millions d’euros).

La perte d’exploitation s’élève à 1,2 milliard de dollars (965 millions d’euros), principalement à cause de l’échec d’une politique de taxation à l’international. Sans ce dernier, la perte serait réduite à 127 millions de dollars (109 millions d’euros).

Et pourtant, le cours de son action augmente de 7,9 %, les investisseurs choisissant de s’intéresser à l’augmentation des utilisateurs actifs quotidiens pouvant rapporter de l’argent (+34 % à 186 millions), et aux promesses de son CEO Jack Dorsey sur le potentiel d’un abonnement payant.