Aujourd’hui, l’administration Trump a annoncé le durcissement des restrictions contre Huawei Technologies Co, dont le but est de l’empêcher d’acheter des puces.

Le département du Commerce veut étendre les puces interdites d’achat sans licence spéciale aux puces étrangères ayant été développées ou produites avec des technologies ou des logiciels américains.

Peut-être parce qu’à la surprise générale, ses ventes s’effondrant moins en période de covid-19 que celle de ses concurrents, Huawei est devenu le premier fabricant d’ordiphones au monde, pour la première fois, au deuxième trimestre 2020.

38 affiliés de Huawei dans 21 pays seront ajoutés à la liste noire, pour un total de 152 depuis l’inclusion de Huawei en mai 2019.

Les États-Unis, sans la moindre preuve, accusent l’entreprise chinoise, devenue premier équipementier télécoms mondial et premier ou deuxième vendeur d’ordiphones, de poser un risque de sécurité en transmettant les données au gouvernement chinoise.

Pour mémoire, Trump a aussi menacé les importations de voitures européennes pour des raisons de sécurité nationale…

Malheureusement, les États-Unis ont réussi leur campagne de pression internationale contre Huawei : le Royaume-Uni, bien que pas convaincu par les menaces sécuritaires, s’est résolu à bannir Huawei de ses déploiements 5G, et la France fait de même, mais en secret.

Le jour où la Chine décidera de riposter, l’Europe fera donc aussi parti des cibles. Le jour où il faudra hausser le ton, pour des raisons légitimes contre la Chine, la communauté internationale sera affaiblie par ses décisions infondées.

Résultat : les déploiements 5G seront retardés en Europe et dans le reste du monde, et la Chine, qui a tant investi dans cette technologie, continuera de la dominer, tout comme la Corée du Sud.

Mais il faudra un tour de force à Huawei pour continuer de vendre autant d’ordiphones dans le monde, en n’ayant plus accès ni à Android ni aux puces les plus populaires.