Les rumeurs avaient commencé à circuler en août 2013 sur Game Informer : Amazon se préparait à lancer une console sous Android pour la fin 2013.

Puis c’était au tour de Tech Crunch de spéculer qu’il s’agissait aussi du set top box développé dans la division 126 d’Amazon, celle qui a développé les tablettes Kindle.

Aujourd’hui, le site VG 24/7 affirme que d’après ses sources, Amazon a montré la console à des éditeurs de jeux. Elle ferait une concurrence directe à Sony, Nintendo et Microsoft en offrant des jeux, de la musique, des films et des émissions télévisuelles.

Des jeux populaires sur Android et iOS auraient été montrés.

Le prix visé serait inférieur à 300 $ (220 €).

Ces rumeurs seraient aussi étayées par un recrutement agressif pour des postes demandant des connaissances poussées en conception artistique, programmation de jeux, arts et techniques.

Cette console aurait dû être lancée l’an dernier mais aurait été retardée à la dernière minute.

 

Notre avis

300 $ paraissent incroyablement chers, on est trop proche du coût d’une PS4 pour faire de l’ombre aux ténors du jeu, d’autant plus si l’offre de jeu se fonde sur les jeux actuels Android, qui pour tout le succès qu’elle a sur les téléphones et les tablettes, n’est pas du niveau des jeux de console.

Clairement, Amazon va chercher à offrir une box qui lui permettra de vendre films, musique et autres contenus multimédia, voir aussi comme pour les Kindle, de commander facilement sur Amazon dans son ensemble. À notre avis, les capacités de jeu seront plus modestes que sur les consoles PS4 et XBox One.

Il n’y aura pas de place pour tout le monde.

  • Pour le jeu, il y a les consoles haut de gamme, les consoles bas de gamme de type Ouya et Gamestick, et bientôt il y aura les consoles Steam, stratégiques pour son avenir. Sans compter la rude concurrence du jeu sur tablettes et smartphones ;
  • Pour le contenu film, Netflix ne voudra pas se laisser marginaliser, ce sont des sources de revenus potentiels considérables pour Microsoft, et n’oublions pas les câblo-opérateurs et fournisseurs d’accès Internet qui veulent aussi gagner de l’argent avec leurs propres offres.
  • Si Kindle a sur se créer une place sur le marché des tablettes en vendant à perte ou quasiment pour ce qui est essentiellement un conduit de distribution de contenus et de commandes sur Amazon, ce que ne peuvent pas se permettre les autres fabricants de tablettes sauf peut-être Apple, la situation sera différente sur le marché des consoles, car c’est déjà le modus operandi de ce secteur. Il semble donc difficile pour Amazon de vendre moins cher que Sony ou Microsoft pour des produits aux coûts de fabrication similaires.