Le groupe japonais Toshiba est au bord de la faillite à cause des terribles pertes de sa division énergie nucléaire Westinghouse Electric.

Ses résultats préliminaires pour l’exercice fiscal se terminant en mars montrent une perte nette de 950 milliards de yens (7,64 milliards de dollars).

Le groupe veut donc vendre son activité mémoire, qui intéresse de nombreux prospects, et en prévision, a transféré la propriété de la division à une entité juridique séparée.

Malheureusement, la division mémoire détient des parts dans une entreprise commune de mémoire flash avec SanDisk.

SanDisk a été rachetée par le fabricant américain de disques durs Western Digital. Ce dernier s’est fortement endetté pour cette acquisition, n’a pas les moyens de racheter toute la division mémoire de Toshiba, et craint qu’elle soit vendue à un compétiteur.

Western Digital invoque donc une clause de l’entreprise commune qui impose un arbitrage international en cas de changement de propriété d’un des actionnaires de l’entreprise commune.

Un tel arbitrage pourrait durer un à deux ans, et risquerait donc de mettre en péril la vente de la division mémoire de Toshiba.

Toshiba affirme ne jamais avoir reçu une notification d’arbitrage, rejette l’interprétation selon laquelle elle enfreint l’accord de l’entreprise commune et est prête à lancer une action en justice contre Western Digital pour ingérence illicite dans le processus de vente.

Toshiba reproche aussi à Western Digital de ne pas avoir signé le contrat de partenariat mis à jour après son acquisition de SanDisk, et lui donne jusqu’à ce lundi pour le signer. Sans quoi les employés de Western Digital se verront refuser l’entrée dans les locaux de l’entreprise commune.