Toshiba poursuit Western Digital devant la Cour de district de Tokyo, l’accusant de concurrence déloyale en empêchant la vente de sa filiale Toshiba Memory Corp à un consortium mené par INCJ, pour 2 000 milliards de yens (16,1 milliards d’euros), et vise 120 milliards de yens (930 millions d’euros) de dommages et intérêts.

Les allégations de Western Digital sur ses supposés droits seraient fausses et conçues pour interférer avec la vente. Western Digital ferait de fausses déclarations en exagérant un droit de consentement qui lui serait dû par SanDisk. Enfin, Western Digital aurait illégalement obtenu des secrets industriels en transférant des employés de SanDisk  travaillant dans l’entreprise commune vers Western Digital.

Le conglomérat japonais doit vendre le joyau Toshiba Memory Corp – le deuxième producteur mondial de puces NAND – afin de combler le trou financier laissé par la faillite de sa filiale américaine de nucléaire, Westinghouse.

Western Digital, avec le rachat de SanDisk, est devenu un partenaire de Toshiba dans une entreprise commune, filiale de Toshiba Memory Corporation.

Western Digital s’oppose à la vente, et tente d’obtenir une injonction contre devant un tribunal américain. Le principal motif d’opposition de Western Digital, est la participation du rival sud coréen SK Hynix dans le consortium.

Toshiba n’a donc pas pu conclure la vente avant la date limite, auto imposée, du 28 juin 2017, jour de l’assemblée générale annuelle de ses actionnaires. Humiliation suprême, Toshiba a été rétrogradée à la deuxième section de la Bourse de Tokyo.

Toshiba refuse de considérer l’offre de rachat du consortium mené par Western Digital, estimant qu’elle n’obtiendra pas l’accord des autorités de la concurrence, et que son montant est trop bas.

Western Digital, avec son partenaire KKR, a soumis une nouvelle offre au groupe japonais mardi, sans que l’on sache si le montant de l’offre est supérieur à celui de l’offre précédente. Western Digital aurait invité le fonds souverain Innovation Network Corporation of Japan, ainsi que la Development Bank of Japan, à se joindre au consortium.